Le carnet de voyage d'un jeune Parisien fraichement émoulu de l'Escp-Eap en V.I.E à San Francisco. Un récit plein de suspens, d'humour et d'auto-dérision.

jeudi, novembre 24, 2005

Turkey Day

Jeudi était le jour du sacro Thanksgiving américain. En gros, tous les américains retournent dans leur famille pour se gaver pendant une journée entière de Turkey, de Pumpkin Pie… le tout en regardant le football américain.

Pour ne pas que nous Français expatriés soyons en reste, nous avons organisé avec des amis du bureau notre Thanksgiving. Au menu mes célèbres « crevettes au guacamole maison », toast de foie-gras, dinde fourrée, purée de pomme de terre maison, haricots verts, une américaine avait fait un gratin patates douces-marshmallows (pas terrible), une grande salade, du fromage et pour finir une tarte à la citrouille et un quatre-quarts recouvert de chocolat… le tout arrosé de délicieux vins apportés par Manu qui est importateur de vin à San Francisco. Bref… l’orgie ! Le déjeuner-dîner a duré de 16h à 20h.

Une journée très sympa en somme d’autant que la ville était littéralement déserte ce jour-là. Je me suis un peu senti fêter Noel sans famille… bizarre comme impression.

Le lendemain en revanche, San Francisco avait retrouvé sa population qui se battait pour profiter du « black Friday », le jour des soldes après Thanksgiving. De mon côté je n’ai pas fait trop de folies juste quelques chemises de chez Brooks pour changer…

mardi, novembre 15, 2005

Rolling Stones on stage

En assistant au concert des Stones à l’Hippodrome de Longchamp lors du Voodoo Lounge Tour, je n’imaginais pas que 11 ans plus tard, j’allais les revoir un jour sur scène et encore moins à San Francisco. Après avoir passé un long weekend d’août à miser sur eBay pour acheter des places pour le concert des Stones de Novembre au SBC Park, j’ai enfin gagné des tickets… enfin quand le prix dépasse 3 chiffres, je ne sais pas si le terme « gagner » est approprié. Bref, quoi qu’il en soit, j’ai obtenu par miracle 2 places ultra bien placées dans les premiers rangs de la première tribune pour 30 $ de moins que le prix d’origine.

C’est Aurélie qui devait venir me rendre visite quelques jours pendant le week end du 11 novembre et m’accompagner au concert mais pour cause de VIE de dernière minute à Hong Kong elle a malheureusement dû annuler son séjour. C’est donc Nicolas, un ancien de l’école de passage pour quelques mois chez Bain à SF, qui a hérité des places.

Nous sommes arrivés juste au début de la première partie de Metallica dont je n’ai pas écouté la moindre note. Nous en avons profité avec Nicolas pour aller chercher des bières et discuter un peu. En revanche, c’était marrant de voir les fans secouer de la tête pendant près d’une heure…

Après un bref entracte, la lumière s’est éteinte laissant le stade dans le noir complet. Le public a commencé à hurler et la célèbre langue a fait son apparition accompagnée d’un immense feu d’artifice. Puis Mick Jaegger a surgi sur scène pour chanter une chanson de circonstance : Start me up. Nous avons ensuite eu droit à tous leurs grands tubes accompagnés de superbes jeux de lumières sur la scène. A un moment un bout de la scène s’est détachée et le groupe a traversé toute la foule sur une plateforme jusqu’au fond du stade.

Vous l’aurez compris, c’était du grand show. On a appris le lendemain dans la presse que la ville entière avait tremblé tellement ils avaient poussé le son. J’ai trouvé les papys du rock en très grande forme notamment « Michel » qui comme à son habitude a passé tout le concert à courir de tous les cotés.

Le stade est au bord de la baie, c’était un soir de pleine lune… une atmosphère unique pour un concert hors du commun !

lundi, novembre 14, 2005

Juste pour vous dégouter...

Pour le plaisir un petit post pour vous montrer le temps qu'il fait actuellement à San Francisco... Photos prises le matin en allant au bureau dans la Le Baron décapotée !

dimanche, novembre 13, 2005

Patti Smith on stage

Vendredi, une copine qui bosse au service culturel du Consulat m’a envoyé un mail indiquant que Patti Smith donnait une lecture de ses poèmes ce dimanche dans un petit théâtre de Mission. J’aime beaucoup Patti Smith la chanteuse mais je dois avouer que je ne connaissais moins bien la poétesse… Mais bon, ça m’avait tout l’air d’une expérience san franciscaine d’aller écouter une icône du rock approchant des 60 ans lire des poèmes un dimanche soir dans une petite salle du quartier mexicain.

Comme vous certainement, la plupart des mes compatriotes de SF ne connaissent pas très bien Patti Smith ce qui fait que j’y suis allé tout seul. Arrivée à 8:30PM dans ce vieux théâtre de Mission où se pressait déjà une faune tout ce qu’il y a de plus locale, c’est à dire des gens… bizarres ! Bref, pour changer une belle réunion de tarés comme c’est souvent le cas ici. J’ai rapidement senti que j’allais vivre une soirée spéciale. En fait, cette lecture avait été montée en quelques jours et le public en avait entendu parler uniquement par bouche à oreille.

Patti Smith est arrivée sur scène à 9PM sous les hurlements de joie du public. La star a conservé le look androgyne qui fit son succès dans les années 70. Elle portait un jean moulant délavé, des bottes, une chemise de bucheron et un blazer sur le revers duquel elle arborait fièrement la décoration de Commandeur de l’Ordre des Arts et des Lettres que lui a remise le Ministre de la Culture français en juillet.

Elle a lu quelques poèmes puis elle a commencé à nous raconter sa vie. Le donut dégueulasse qu’elle s’était tapé le matin, son dîner qu’elle avait du mal à digérer. Elle n’a d’ailleurs pas hésité à lâcher deux rots bien sonores entre deux poèmes !?! Elle a bien sûr parlé de Bush, de Schwarzenegger, des riots en France…

Puis elle a décidé, pour notre plus grand plaisir, de chanter quelques chansons entre ses lectures de poèmes. Nous avons eu droit à une bonne demi-douzaine de chansons parmi lesquels quelques uns de ses plus gros succès issus de Horses. Parfois elle interrompait la chanson car elle se mettait à chanter faux, oubliait les accords de guitare, se trompait dans les paroles… Après avoir lancé un bon glaviot sur la scène, elle a appelé à la rescousse son complice guitariste Lenny Kaye qui lui a donné un petit coup de main.

Au bout d’une heure trente elle nous a demandé depuis combien de temps elle était sur scène. Un type de l’assistance lui a répondu 30 minutes. « Putain, faut que je tienne encore une heure sur scène alors » nous a-t-elle lancé. Ce qui fait que le concert a duré près de 2 heures.

Sous ses airs grunge, se cache derrière Patti Smith une véritable artiste dont les textes ont beaucoup influencé les artistes et la culture des années 70. Une véritable expérience psychédélique, rock & roll : une icône du rock des années 70 un peu défoncée qui organise à l’improviste une lecture de poèmes un dimanche soir à San Francisco. Bref, une "expérience" unique dans tous les sens du terme.

mardi, novembre 08, 2005

Rickie Lee Jones on stage

Mardi, je me suis rendu avec Magali au concert de Rickie Lee Jones au Zellerbach Auditorium de l’Université de Berkeley. Une assez belle salle avec une bonne acoustique et des sièges confortables. Le public était beaucoup plus âgé que celui de mes autres concerts. Pour la plupart d’anciens hippies devenus des bourgeois de Berkeley.

Un super concert très intimiste. Rickie, qui fêtait ses 51 ans le soir du concert, était en très grande forme avec une voix toujours aussi extraordinaire. Pour ceux qui ne connaitraient pas Rickie Lee Jones, c’est une auteur-compositeur-interprète qui a eu pas mal de succès à la fin des années 70. Son style et sa voix sont assez inclassables… une diva folk-jazz disent certains.

Son dernier album Duchess of Coolsville est une anthologie en 3 volumes que je vous recommande absolument.

lundi, novembre 07, 2005

Jamiroquai on stage

Samedi soir, un nouveau concert et pas des moindres, celui de… Jamiroquai !

Ma coloc a gentiment accepté de céder sa place à Olivier qui était de passage à San Francisco cette semaine. Après une journée sous le soleil de la Sonoma Valley, nous nous sommes donc rendus au Fillmore, une des salles mythiques de la ville qui a la particularité d’être très belle et surtout assez intimiste. Après un ou deux Bombay To’ au bar de l’orchestre aux sons du DJ qui faisait la première partie du concert, Jay Kay a fait son apparition. Fini l’époque du chapeau de bison, Jay Kay a maintenant opté pour les stalagmites en diamants.

Leur dernier album Dynamite venant tout juste de sortir, ils nous ont fait le plaisir de jouer tous leurs tubes et uniquement les quelques singles de leur dernier album. Pour moi qui ai arrêté d’acheter ses albums à l’époque de Traveling Without Moving en 97, c’était parfait. Et bien figurez-vous que je connaissais quasiment par cœur toutes les chansons qu’ils ont joués. Je n’avais pas réalisé combien de tubes ils ont pu sortir durant ces 10 dernières années.

La salle n’étant pas grande et les organisateurs de concerts de SF évitant de vendre plus de tickets que de places disponibles, nous avions pas mal d'espace. Bref, nous étions à quelques mètres seulement de Jay Kay qui était dans une forme du tonnerre et qui n’a pas arrêté d’enchaîner les petits pas de danse dont lui seul a le secret.

Cette fois ci, très bon public plutôt jeune et branché. Une super ambiance [ Je retire ce que j’ai dit l’autre jour à propos du concert de Franz Ferdinand. Il y a des bons publics américains. Nous dirons que Franz Ferdinand n’a pas su trouver son public aux US ]. Les gens connaissaient tous les tubes par cœur et dansaient comme des fous dans la salle qui prenait de plus en plus l’allure d’une boite à la mode. Dans l’euphorie, on s’est repris deux ou trois Bombay To’ ce qui nous a d’autant plus fait apprécier le concert qui a duré… plus de 2h15 !

Verdict : un de mes meilleurs concerts de SF.

dimanche, novembre 06, 2005

Olive à Frisco

Cette semaine j’ai eu le plaisir d’accueillir Olivier à la maison. Afin de vivre un peu de la vie estudiantine californienne, Olivier a d’abord passé les premiers jours de son séjour chez son ami Jérôme à Berkeley avant de venir me rejoindre le mercredi sur les hauteurs de North Beach.

Mercredi soir, nous sommes allés prendre un verre au 111 Minna – prononcez « one eleven » Minna – une galerie d’art qui devient un after-work très branché le mercredi soir.

Le lendemain je suis allé au bureau le matin puis nous nous sommes rejoints en début d’après-midi pour nous rendre à Stanford où après une visite du campus, nous avons pris un verre avec Jean avant de dîner avec Nicolas un ancien de l’Escp-Eap qui travaille chez eBay et que j’ai retrouvé grâce à l’indispensable LinkedIn.

Vendredi matin j'ai également travaillé avant de retrouver Olivier à l’Apple Store d’où nous sommes allés à Mission pour déjeuner à La Taqueria et pour observer les peintures murales du quartier avant de nous balader à Dolores Park. Marguerite nous a ensuite rejoint au Golden Gate Park puis nous sommes allés tous ensemble prendre un verre à la Cliffhouse où la vue sur le Pacifique est imprenable. Le soir, j’ai dîné avec mes colocs dans un restaurant de tapas pendant qu’Olivier regardait Sex in the City chez Marguerite. La soirée s'est terminée bien arrosée au Swig, le bar où travaille le coloc de Marguerite.

Samedi matin après avoir regardé le dernier épisode de The Apprentice que j’avais enregistré sur mon TiVo, nous sommes partis dans la Baron-Mobile décapotée direction la Sonoma Valley. On s’est fait une petite dégustation le matin avant de faire un déjeuner pantagruélique à Sonoma… Le tout arrosé d’un « red wine flight » c’est à dire une dégustation de cinq vins rouge de la région allant du plus léger au plus fort. C’est donc en titubant quelque peu que nous avons repris la voiture pour nous balader dans les vignes avant le retour vers SF en fin je journée pour le concert de… Jamiroquai (post sur le concert à venir) !

En hôte irréprochable, je me suis levé à 8h le dimanche matin pour accompagner Olivier à l’aéroport. Une fois encore une visite très agréable et je l’espère réussie. Très certainement ma dernière visite d’ailleurs…